De l'encre à la photo...à l'encre à la photo...

20 août 2007

DSC_0410 Je l'ai suivi longtemps. J'étais en sueur, complètement détrempé, d'ailleurs j'en étais à mon deuxième chandail. Lui, il marchait dans le boucan d'un boulevard de Bangkok dont malheureusement j'ai oublié le nom, mais il avait l'air de se promener sur la grève...comme si le tapage des voitures n'était que le chuchotement de vagues sur le sable, ainsi le smog devait lui rappeler l'odeur de sel et de vent du large...Alors que mes paupières s'arrachaient à cause de la sueur qui dégoulinait de mon front, ce bonhomme là n'avait pas versé une goûte. J'ai bien cru que ça y était à un moment, j'étais même prêt à lui souligner qu'il suait comme tout le monde, mais ce n'était que le reflet d'un avion qui passait sur son crâne...Je ne l'ai jamais vu de face.

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21 août 2007

Autobus Bon Dieu, la bougeotte que je me suis tapée pour ne pas perdre son regard. Il était là, le regard à peine perdu. Et moi, comme un idiot, je passai au travers de ce regard sans mon appareil photo au cou. Alors je me suis mis à grouiller comme si j'avais une couleuvre dans le dos pour ne pas perdre son attention. Je sortis mon Nikon et le visai sans lui laisser la chance de se sauver. Deux clics et c'était fait, un de mes beaux contacts thaï était dans la boîte. L'autobus est partie et le petit ne m'a pas lâché des yeux jusqu'à ce qu'il se torde le cou.

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Dentier(À ma demande, le gars a fortement refusé de me laisser la prendre en toute légalité. Il ne voulait tout simplement pas...Des yeux, des mains, des mots, de la tête, et ses narines qui se gonflaient...il refusait entièrement. Je devais bien usé de ruse; photo prise sous le bras.)
Mais qu'est-ce??? Pas des dentiers?!?!
Quelques-uns étaient d'ailleurs plus...cariés que d'autres...
Bon appétit.

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30 baths pour traverser la rivière jusqu'à la rive nord...ou sud...ou bien est? Mais pas ouest, à moins que...? 30 baths divisés par 33 donnaient droit à la traversée de la rivière, au plaisir enfantin de passer le tourniquet et au privilège de voir cette charmante (oui, oui!!) dame de face...avec ses incroyables lunettes!!!

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Perles et reflet de femme

Perle_et_reflet_de_femme

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Les taxis ne passent pas toujours aussi rapidement. Habituellement, ils sont plutôt à la recherche de promeneurs à avaler...

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L_homme_qui_m_avait_vu Certains jours passaient pour de l’errance, certaines errances avaient le don de m’amener au sommet de découvertes aussi simples et ordinaires qu’intenses et captivantes. Ce jour là, sans savoir où j’allais, j’y allais. Guidé par rien du tout, que par un réflexe ici et là de tourner à droite, à gauche, de revenir sur mes pas, de suivre l’odeur épicée d’un met ou l’homme à la démarche boiteuse. Je finis par me retrouvé au beau milieu d’un marché de n’importe quoi, un assortiment hétéroclite de bébelles en tout genre. C’est là que j’ai pu saisir les Perles et reflet de femme , qu’un homme m’a offert de la compagnie, qu’un autre choisissait une icône religieuse d’une réincarnation bouddhiste, que quelques femmes pelaient quelques fruits qu’elles vendaient sous le parasol. Et c’est là, dans ce lieu semblant gardé secret aux touristes puisqu’il n’y avait que des initiés bridés, c’est là où je suis tombé sur ce kiosque à revues et journaux. C’est là, après avoir réussi durant plus d’une heure à me dissimuler à tous, que l’un d’entre eux m’a surpris…Trouvez-le.
Bonne_bouffe

Et les arômes...

...pour le goût et pour l'oeil...

 

Et ces femmes qui se retrouvaient comme les anciennes d'une très longue vie partageant chaque jour; le temps, l'attente, le silence...ou juste l'espace pour vendre leurs fruits et légumes aux gens désireux de les prendre...

Amitie_es_de_marcher

Le besoin que tout en voyage soit si romantique, elles qui ne faisaient que leur travail...

Saintes_pie_ces
Exposition d'icônes bouddhistes à vendre...

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22 août 2007

DSC_0928 Il y a, au Lumpini Park de Bangkok, sous la chaleur accablante du mois de mars, entre fougères et palmiers, un tréteau de bois au plancher en marbre. Alors qu’autour, passent les passants, courent les enfants, errent les promeneurs sans rendez-vous autre que celui de profiter du moment, le tréteau supporte un couple de danseurs en répétition. Je ne sais qui je n’osais gêner, eux ou bien moi, qui aie passé un bon bout de temps à apprécier le spectacle de loin. Quel cadeau ils m'ont offert en me découvrant exactement au moment où je les posai...

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DSC_0427À cette heure là, suivant les saisons, il y a une fenêtre d’un appartement de New York qui n’a plus droit à la lumière du soleil. Bien entendu, plus d’une fenêtre au même moment est privée du privilège de voir ses rayons dorés s’étendrent sur le bois franc du salon, mais il y en a bien une seule pouvant se plaindre de les manquer de si peu. Tellement peu qu’en sortant la tête par cette fenêtre, il est possible en tirant le bras d’un côté ou de l’autre du cadrage, de sentir la chaleur vive du soleil de New York, sur sa main. Qu’est-ce qui peut bien créer cet étrange phénomène? La pointe de l’ombre de l’antenne de l’Empire State Building s’étirant allègrement jusqu’à frapper à la fenêtre.

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